Tant bien que mal, avant j'aimais la vie, parce qu'on l'avait en commun.
Aujourd'hui, je chéris un fantôme, un souvenir. Je pense encore à lui chaque jour, chaque minute, chaque seconde.. Absurde constance. J'ai beau vivre, si on peut appeler ça vivre, j'ai beau rire , et sortir.. Je pense encore à lui.
Et au font de moi même son image me hante.
Je le connaissais mieux que personne.
Je ne savait pas pourquoi on existait.
Maintenant qu'il n'est plus là, je sais pourquoi j'existais.
J'existais pour lui.
Je suis faible, et j'ai l'impression que mon corps se meurt lentement. Seul mon esprit plein de souvenirs est encore vivace. Je préfère ressasser le bienheureux passé que de me contenter de ce présent de merde.
Je n'oublierai pas ton visage, je n'oublierai jamais ton hénnissement.
Je me morfonds dans ma douleur.